(annulé) Lecture d’extraits du livre ROMANO & vernissage de l’exposition « Emotions et sentiments »

Soirée

Date : 27 Mar 2020

Horaires : 19h00

Lieu : Les Temps du Corps

Tarifs : Gratuit

Description :

Soirée lecture-dédicace du livre « ROMANO – lettres à Grand-père »  par son autrice, Adamante Donsimoni, femme de théâtre et instructrice de Qi Gong, accompagnée par Oumar Diagne et Ali Wagué.

 

Oumar Diagne,

poète, essayiste et romancier, originaire des vents du fleuve Sénégal. Auteur de : « le soleil s’est couché sur mon continent »,
« le chant des nénuphars »,« la montagne », « Serengeti à l’ombre du mal. Oumar Diagne est signataire de la préface. du livre, publié aux Éditions Panafrika/Silex/Nouvelles du Sud, dirigées par Paul Dakeyo.


Ali Wagué,

est un virtuose du tambin (flûte peule). Il a collaboré, entre autres, avec de nombreux artistes comme Baaba Maal, Dee Dee Bridgewater, Cheikh Tidiane Seck, Hank Jones (piano), Cheick Tidiane Sec  Mory Kanté, Djéli Moussa Diawara, Amina Annabi, Sixun ou encore Kandia Kouyaté…Ali Wagué s’inspire de la tradition des bergers peuls qui utilisent la flûte de roseau pour communiquer avec leurs troupeaux dans la région du Fouta Djalon… Ali a fut soliste (flûte Peul) sur la bande son du film Kirikou et les bêtes sauvages.


 

« ROMANO, est, au travers de la prose poétique, le témoignage d’un cheminement de vie, de questionnements existentiels et spirituels ; une réflexion engagée au cœur même de l’instant éternel.

« ROMANO » est une invitation au voyage par l’écoute et l’accueil des paroles de la nature, un regard qui invite à pénétrer au-delà des apparences, au cœur même de la vibration du Grand Tout.

Avoir chaud quand il gèle
(extrait de la page 35)

(…/…) Avoir chaud quand il gèle est un luxe qui se refuse aux démunis. Avec la faim, il n’est pas d’injustice plus grande au monde. Le premier des droits de l’homme devrait être de ne jamais avoir froid, de ne plus jamais avoir faim, car la nourriture est chaleur. (…/…)

Que de feux de bois brûlent dans ma mémoire. Que d’heures égrenées par la pendule ancestrale de mes souvenirs, continuent à rythmer mes impressions de la morte-saison bien au chaud.

Je n’ai plus envie de partir. Ici, dans cette campagne creusoise, je crois retrouver le joyau de l’enfance, caché dans les prémices du gel. Chaleur d’une flamme, d’une soupe chaude, de bras qui se referment sur vous lorsque le sommeil vous emporte, et que l’on est petit, tout petit. L’entendez-vous, Grand-père, la voix de l’escalier qui grince ?

L’enfant ne cesse de frémir en moi, je n’ai même pas besoin de fermer les yeux, j’y suis. Il fait bon vivre, papa et maman ne sont pas loin, rien de mal ne peut arriver. (…/…)

L’enfance n’est pas derrière nous, elle est au-dedans de nous. Elle jouxte et nourrit notre vie d’adulte. La croire derrière c’est renier le rêve, et avec lui la liberté. Renier le rêve c’est se soustraire par manque d’audace à notre vocation de créateurs. Je rêve donc je suis, je rêve donc je crée, je rêve, donc je suis pleinement responsable de ma vie, car je me rêve depuis ma naissance jusqu’à ma mort. Sans rêve, je ne suis qu’une alluvion ballottée par les flots, façonnée de hasard et de rancœurs. Le rêve guide mes pas vers mon devenir, c’est ainsi pour moi, le reste n’est qu’illusion.

Rien ne peut m’empêcher, à chaque instant, d’avoir l’âge de tous mes âges. Je fus, je suis et serai une éternelle enfant, une éternelle adolescente, une éternelle vieille, le tout à la fois, inestimable cadeau de la vie.

Et je lui dis : merci ! (…/…)

À cette occasion sera proposé en fin de soirée, avec un pot de l’amitié, un petit vernissage, de l’exposition « Émotions et sentiments », œuvres picturales réalisées par Adamante, qui fut aussi formée aux Arts Décoratifs d’Aubusson – capitale mondiale de la tapisserie -.

Adamante fait partie des 100 poètes internationaux retenus dans l’anthologie « Monsieur Mandela » consacrée à cet immense personnage

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